La Ville est fortement investie dans les actions d'insertion et d'accompagnement vers l'emploi. Elle agit comme employeur, en donnant la possibilité aux jeunes, et aux moins jeunes, de découvrir un travail, se former, se perfectionner, en travaillant plusieurs mois, parfois un an, deux ans, dans un service de la ville : petite enfance, entretien des jardins ou des bâtiments, accompagnement scolaire, secrétariat, animation socio-éducative… Aujourd'hui, 29 personnes sont employées sur des contrats d’insertion : 7 en apprentissage, et 22 sur des contrats aidés par l’Etat, « Contrats d'accompagnement vers l'emploi » et « Contrats d'avenir ».
Notre engagement est ancien, il a fait ses preuves en facilitant l'accès à l'emploi de nombreux Cran-gevriens. Mais il ne pourra malheureusement pas être maintenu à ce niveau, parce que le gouvernement a choisi de se désengager. Les crédits affectés à ces contrats ont été réduits d’un tiers en 2008. La Ville va devoir en conséquence diminuer d’autant le nombre d’emplois aidés.
…et fuit ses responsabilités
Autre sujet d’actualité, et autre exemple du comportement inacceptable de l’Etat avec la loi votée fin juillet qui crée un service minimum d’accueil dans les écoles en cas de grève des enseignants.
Sur cette question, l’Etat se débarrasse d’une de ses responsabilités sur les communes, sans concertation, alors qu’il lui revient de l’assumer. Il n’est pas normal que des agents municipaux se trouvent dans l’obligation d’intervenir dans un conflit dont les seuls protagonistes sont l’Etat et ses propres personnels. Au-delà du problème de responsabilité, cette obligation sera très difficile à appliquer, parce que la commune disposera de moins de 48 heures (une fois connu le nombre d’enseignants en grève) pour organiser le service d’accueil, en recrutant des personnes compétentes, car la garde d’une classe est un métier qui ne s’improvise pas !
Enfin, le dernier avatar de cette nouvelle charge est son coût réel, supérieur à la compensation prévue par l’Etat.
Bref, un service contestable mis à la charge de la commune et de ses contribuables. Décidément, l’Etat ne nous aide pas !
vendredi 1 août 2008
lundi 14 juillet 2008
La République plus que jamais !
14 juillet 2008, voici l'intervention que j'ai pronocée à la cérémonie de la Fête Nationale à Cran-Gevrier :
"Le 14 juillet 1789, la prise de la Bastille fait basculer l’Ancien Régime, la Révolution Française proclame la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, elle abolit les privilèges et les féodalités, puis donne naissance à la République.
Chaque 14 juillet, en mémoire de cet évènement considérable, nous fêtons notre unité nationale autour de la cause républicaine, nous réaffirmons que nous tenons à notre devise – liberté, égalité, fraternité- qu’elle est notre ciment, et que nous devons sans cesse donner sens à nos trois valeurs, leur donner sens dans notre vie concrète. Nous savons qu’elles restent inaccomplies, qu’elles sont toujours à construire.
Si la liberté semble acquise dans notre démocratie, elle reste à conquérir dans bien des parties du monde, liberté d’opinion, liberté d’expression, liberté de vivre.
Nous avons ressenti beaucoup de bonheur à la libération d’ Ingrid BETANCOURT, que nous avions faite « citoyenne d’honneur » de Cran-Gevrier par délibération du Conseil municipal en avril 2006. Nous voulions participer de ce mouvement, faire partie de ces milliers de citoyens et de collectivités qui, par des gestes simples, exprimaient leur solidarité avec les otages et leur volonté de faire pression sur les ravisseurs, de provoquer un dénouement ; cette libération montre que ces milliers de gestes permettant de vaincre l’indifférence et de défendre la liberté, ont été efficaces, et qu'ils peuvent encore l'être demain.
Nous devons toujours garantir la liberté ici, en France, en restant notamment attentifs à ce que le besoin de sécurité ne restreigne les libertés publiques, la garantir aussi en rappelant comment elle s’exerce dans la République : elle ne saurait être une liberté individuelle sans limite, au risque de mettre en cause celle des autres : « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui… ». L'article 4 de la Déclaration des Droits de l’Homme, il est nécessaire de l’expliciter sans cesse : le citoyen a des droits et des devoirs, qui sont indissociables.
L’égalité, quel sens donner aujourd’hui à cette recherche d’une société juste, d’une société dont les membres aient accès aux mêmes droits, aux mêmes chances ?
Nous avons tout lieu d’être préoccupés – les écarts de revenus se creusent à nouveau, alors qu’ils s’étaient réduits pendant 30 ans, les situations de pauvreté et d’exclusion s’accentuent, les discriminations urbaines se renforcent, l’école s’appauvrit… – Le recul de l’égalité semble aussi toucher les consciences, avec cette sorte d’acceptation de l’exhibition de la richesse, de la valorisation croissante du patrimoine et de l’ héritage qui reproduit les inégalités les plus criantes…
L’égalité républicaine signifie que l’accès à l’éducation, l’accès à la santé, à la protection sociale, aux services publics soient garantis pour tous, et pas en fonction des capacités financières de chacun, que les politiques économiques et sociales contribuent à réduire les inégalités.
Plus on s’éloigne de la recherche de l’égalité, plus les tensions entre les hommes s’accentuent et compromettent la capacité de vivre ensemble, fragilisant notre 3ème valeur. La fraternité nous invite à reconnaître et accepter nos différences, à rechercher ce que nous avons en commun plus que ce qui peut nous différencier.
Nous devons nous opposer à toutes les volontés d’opposer les hommes selon la couleur de leur peau, selon leur religion, selon qu’ils sont nés ici ou là, nous opposer aux velléités d’embrigader les consciences dans des déterminismes religieux ou sectaires, ou dans des replis communautaires.
Faire vivre la fraternité est de la responsabilité de chacun d'entre nous.
La ville est un bon terrain pour mobiliser des consciences, encourager l’altruisme et la citoyenneté. Les occasions de rencontre sont nombreuses, vie associative, fêtes de rue, d’immeuble, de quartier, évènements culturels, sportifs, citoyens, forums de quartier. J’invite tous les cran-gevriens à y participer, à y exprimer leur désir de bien vivre ensemble.
Je vous invite à exprimer aujourd'hui que nous voulons plus que jamais faire vivre la République !"
"Le 14 juillet 1789, la prise de la Bastille fait basculer l’Ancien Régime, la Révolution Française proclame la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, elle abolit les privilèges et les féodalités, puis donne naissance à la République.
Chaque 14 juillet, en mémoire de cet évènement considérable, nous fêtons notre unité nationale autour de la cause républicaine, nous réaffirmons que nous tenons à notre devise – liberté, égalité, fraternité- qu’elle est notre ciment, et que nous devons sans cesse donner sens à nos trois valeurs, leur donner sens dans notre vie concrète. Nous savons qu’elles restent inaccomplies, qu’elles sont toujours à construire.
Si la liberté semble acquise dans notre démocratie, elle reste à conquérir dans bien des parties du monde, liberté d’opinion, liberté d’expression, liberté de vivre.
Nous avons ressenti beaucoup de bonheur à la libération d’ Ingrid BETANCOURT, que nous avions faite « citoyenne d’honneur » de Cran-Gevrier par délibération du Conseil municipal en avril 2006. Nous voulions participer de ce mouvement, faire partie de ces milliers de citoyens et de collectivités qui, par des gestes simples, exprimaient leur solidarité avec les otages et leur volonté de faire pression sur les ravisseurs, de provoquer un dénouement ; cette libération montre que ces milliers de gestes permettant de vaincre l’indifférence et de défendre la liberté, ont été efficaces, et qu'ils peuvent encore l'être demain.
Nous devons toujours garantir la liberté ici, en France, en restant notamment attentifs à ce que le besoin de sécurité ne restreigne les libertés publiques, la garantir aussi en rappelant comment elle s’exerce dans la République : elle ne saurait être une liberté individuelle sans limite, au risque de mettre en cause celle des autres : « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui… ». L'article 4 de la Déclaration des Droits de l’Homme, il est nécessaire de l’expliciter sans cesse : le citoyen a des droits et des devoirs, qui sont indissociables.
L’égalité, quel sens donner aujourd’hui à cette recherche d’une société juste, d’une société dont les membres aient accès aux mêmes droits, aux mêmes chances ?
Nous avons tout lieu d’être préoccupés – les écarts de revenus se creusent à nouveau, alors qu’ils s’étaient réduits pendant 30 ans, les situations de pauvreté et d’exclusion s’accentuent, les discriminations urbaines se renforcent, l’école s’appauvrit… – Le recul de l’égalité semble aussi toucher les consciences, avec cette sorte d’acceptation de l’exhibition de la richesse, de la valorisation croissante du patrimoine et de l’ héritage qui reproduit les inégalités les plus criantes…
L’égalité républicaine signifie que l’accès à l’éducation, l’accès à la santé, à la protection sociale, aux services publics soient garantis pour tous, et pas en fonction des capacités financières de chacun, que les politiques économiques et sociales contribuent à réduire les inégalités.
Plus on s’éloigne de la recherche de l’égalité, plus les tensions entre les hommes s’accentuent et compromettent la capacité de vivre ensemble, fragilisant notre 3ème valeur. La fraternité nous invite à reconnaître et accepter nos différences, à rechercher ce que nous avons en commun plus que ce qui peut nous différencier.
Nous devons nous opposer à toutes les volontés d’opposer les hommes selon la couleur de leur peau, selon leur religion, selon qu’ils sont nés ici ou là, nous opposer aux velléités d’embrigader les consciences dans des déterminismes religieux ou sectaires, ou dans des replis communautaires.
Faire vivre la fraternité est de la responsabilité de chacun d'entre nous.
La ville est un bon terrain pour mobiliser des consciences, encourager l’altruisme et la citoyenneté. Les occasions de rencontre sont nombreuses, vie associative, fêtes de rue, d’immeuble, de quartier, évènements culturels, sportifs, citoyens, forums de quartier. J’invite tous les cran-gevriens à y participer, à y exprimer leur désir de bien vivre ensemble.
Je vous invite à exprimer aujourd'hui que nous voulons plus que jamais faire vivre la République !"
dimanche 8 juin 2008
Cran-Gevrier obtient le Prix national de "la gestion des risques humains"
Notre Ville vient de recevoir le Premier prix national pour « la gestion du risque humain » organisé par Primo France, qui récompense les meilleures initiatives des collectivités territoriales en matière de gestion des risques dans quatre domaines : humains ; financiers ; stratégiques ; opérationnels.
Cran-Gevrier figure ainsi dans la "cour des grands", au côté de villes primées comme Saint-Etienne, Perpignan, Paris, Mâcon…
Ce prix national consacre l’efficacité du projet d’administration mis en place en 2003 avec les agents (428 agents soit 340 temps plein) pour les mobiliser dans la mise en oeuvre du projet de ville.
Cette démarche participative a permis de réduire l’absentéisme chez les agents titulaires, de 10,2 % en 2004 à 6,9 % en 2007, en agissant dans trois domaines :
- le «bien-être au travail », avec un chantier « Cap prévention» concernant l'hygiène, la sécurité et les conditions de trvail ;
- le développement des ressources individuelles des agents pour accroître leur capacité à s’adapter et répondre aux nouveaux besoins de la ville, dans le cadre d’une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) ;
- la qualité du service rendu aux habitants, avec des groupes de travail sur l'accueil des habitants, le rôle du cadre, la communication et le climat internes.
La baisse de l’absentéisme a permis de réduire de 26 % le budget consacré au remplacement des agents, de réinvestir cette économie sur des actions de formation pour élever le niveau des compétences des agents et de revaloriser leur système indemnitaire.
Cran-Gevrier figure ainsi dans la "cour des grands", au côté de villes primées comme Saint-Etienne, Perpignan, Paris, Mâcon…
Ce prix national consacre l’efficacité du projet d’administration mis en place en 2003 avec les agents (428 agents soit 340 temps plein) pour les mobiliser dans la mise en oeuvre du projet de ville.
Cette démarche participative a permis de réduire l’absentéisme chez les agents titulaires, de 10,2 % en 2004 à 6,9 % en 2007, en agissant dans trois domaines :
- le «bien-être au travail », avec un chantier « Cap prévention» concernant l'hygiène, la sécurité et les conditions de trvail ;
- le développement des ressources individuelles des agents pour accroître leur capacité à s’adapter et répondre aux nouveaux besoins de la ville, dans le cadre d’une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) ;
- la qualité du service rendu aux habitants, avec des groupes de travail sur l'accueil des habitants, le rôle du cadre, la communication et le climat internes.
La baisse de l’absentéisme a permis de réduire de 26 % le budget consacré au remplacement des agents, de réinvestir cette économie sur des actions de formation pour élever le niveau des compétences des agents et de revaloriser leur système indemnitaire.
samedi 24 mai 2008
Pour le droit de vote des étrangers aux élections municipales
Ce samedi 24 mai, la Ville de Cran-Gevrier prête son concours à l'organisation d'une "votation citoyenne" par la Ligue des Droits de l'Homme et du Citoyen et le Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples.
Etes vous favorable à l'instauration du droit de vote aux élections municipales pour les étrangers (non citoyens de pays de l'Union Européenne) résidant depuis au moins 5 ans en France ?
Telle est la question à laquelle tous les habitants de l'agglomération d'Annecy sont invités à répondre.
C'est la première fois qu'une telle initiative est conduite dans l'agglomération, dans le cadre de la semaine de votation citoyenne (19 au 25 mai) organisée par un collectif d'associations, et accueillie dans une cinquantaine de villes de France.
Cette consultation n'a évidemment pas de valeur officielle. L'acte est symbolique et vise à mobiliser nos concitoyens sur cette revendication politique, qui plus est dans la semaine où le projet de réforme institutionnelle est entré en débat au Parlement. Le Parti Socialiste, auquel j'appartiens, a inscrit cette avancée parmi ses exigences.
La majorité municipale de Cran-Gevrier s'est engagée dans cette campagne avec la LDH et le MRAP parce qu'elle est convaincue que la reconnaissance d'une citoyenneté politique aux étrangers qui se sont installés durablement chez nous, qui participent à la vie sociale, travaillent, payent les impôts, serait un moyen fort pour favoriser leur intégration dans la ville et dans la société.
Etes vous favorable à l'instauration du droit de vote aux élections municipales pour les étrangers (non citoyens de pays de l'Union Européenne) résidant depuis au moins 5 ans en France ?
Telle est la question à laquelle tous les habitants de l'agglomération d'Annecy sont invités à répondre.
C'est la première fois qu'une telle initiative est conduite dans l'agglomération, dans le cadre de la semaine de votation citoyenne (19 au 25 mai) organisée par un collectif d'associations, et accueillie dans une cinquantaine de villes de France.
Cette consultation n'a évidemment pas de valeur officielle. L'acte est symbolique et vise à mobiliser nos concitoyens sur cette revendication politique, qui plus est dans la semaine où le projet de réforme institutionnelle est entré en débat au Parlement. Le Parti Socialiste, auquel j'appartiens, a inscrit cette avancée parmi ses exigences.
La majorité municipale de Cran-Gevrier s'est engagée dans cette campagne avec la LDH et le MRAP parce qu'elle est convaincue que la reconnaissance d'une citoyenneté politique aux étrangers qui se sont installés durablement chez nous, qui participent à la vie sociale, travaillent, payent les impôts, serait un moyen fort pour favoriser leur intégration dans la ville et dans la société.
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